Les pentes du paradis ( slam)
Les pentes du paradis
J'arpente les pentes du paradis, ma descente est trop lente et j'agonise
L'enfer pour destination la brûlure du fer comme rédemption.
Pardonnez moi, pardonnez moi seigneur car j'ai peché
A la limite de l'hérésie oui j'ai prié,
oui j'ai crié j'ai même envié et maintes fois éjaculé
Acullé au mur j'ai crains les blessures, les engelure, les fissures, que ma haine perdure
Et j'en ai perdu mon âme
Au point de forcer la main au drame
qui s'abbat sur ma tête comme de la pluie
Coulant sur mon corps refroidis
s'échappant plus vite que ma vie
Qui pétrit a priori comme du pain béni,
se façonne de manière monotone
Sans le moindre méandre,
Faut s'avouer qu'on finira en cendre
Touverai-je une cheminée pour ma grande urne?,
Ne pas savoir me casse les burnes
Mais pardonnez-moi seigneur car j'en ai prié d'autres
cette chose que je caresse quand me prend la paresse
C'est dans la jouissance que je me vautre
Puis dans l'amnésie je plonge
quand j'absorbe ces vapeurs viciées
comme une putain d'éponge
elle m'ont faites vous oublier
En rampant je viens vers vous
Je suis impuissant
je ne viendrai à bout
de mon vice récurrent
Eh toi, j'suis désolé, je sais que j'ai merdé
tu m'entends ?
alors descend et viens m'aider
Je veux être sauvé
qu'on me contruise la même arche qu'a Noé.
Des flots de difficultés m'ont submergés
sauve moi, sauve moi je t'en prie je me noie
Réponds si t'es là, je suis las de tout ça
Regarde mes mains tremblent plus qu'Haiti.
tu te souviens quand j'étais petit,
Ma mère m'aimait
l'amour debordait de ses prunelles
son lait comme du miel, sucrait mon existence
m'apprit à marcher dans le bon sens
elle est aussi morte que mes chances de suvie
auprès de toi et trop loin de moi
mais merde je perds ma foi
Je suis hérétique tel Galilée,
Brulé sur un bûcher
j'ai tout ruiné t'as vu,
et ma fin aussi glauque qu'un film de cul
aussi violente qu'entre deux chiens une rixe
Et puis merde, y'mfaut un fix